Gamaway

Un beau soir de pleine lune
Au loin dans un village
Un vieil Indien m’a raconté
La légende de Gamaway

Assis sur le bord d’un feu
Je frissonnais l’entendre parler
Et quand soudain
J’entendus un cri déchirer le silence de la nuit

Il y a déjà longtemps
Quand les Anglais nous faisaient la guerre
Vivait dans ce village la plus belle Amérindienne
Elle avait le regard ancré sur le coeur de Gamaway
Que les Anglais en étaient jaloux
De ne pas pouvoir lui faire la cour, oh, la cour

L’aurore boréale danse encore
Avec l’étoile du nord
La marée, le soleil, le vent
On le voit comme on l’entend
Derrière les sapins, dans les champs
Résonnent les cris de Gamaway, oh, Gamaway, Gamaway

Sous la lumière de la pleine lune
Les amoureux s’entrelacent serrés
Se font l’amour sur la dune
Pensant que rien ne peut les arrêter

Mais aux flambeaux les Anglais
Qui marchaient sur la grève
Fous, furieux, jaloux
Ils ont battu Gamaway, Gamaway

Et enchaîné au pied d’un mat
Celui d’un grand voilier
Ils l’ont poussé avec le vent
Et l’ont mis aux flammes, aux flammes, Gamaway, Gamaway

L’aurore boréale danse encore
Avec l’étoile du nord
La marée, le soleil levant
On le voit comme on l’entend
Derrière les sapins, dans les champs
Résonnent les cris de Gamaway, Gamaway, Gamaway, Gamaway, Gamaway, Gamaway

Là-bas dans le village
Il paraît encore aujourd’hui
À tous les soirs de pleine lune, résonne le cri de Gamaway