J’arrive de la planète des singes

J’ARRIVE DE LA PLANÈTE DES SINGES
(L. De Larochellière / L. De Larochellière)

J’arrive de la planète des singes
Cheeta ma montrée des grimaces
M’a dit fait-les ou bien ramasse
Les débris d’tes remues méninges
Mais j’ai pas l’goût d’changer ma face
D’manger des thermites, des limaces
La vie est une farce semble-t-il
Ainsi soit-il

Dites toujours la sortie d’secours
Où est-elle, existe-t-elle

Sur l’île de Pâque, j’ai rencontré
Un tas de statues bien aimables
Qui m’ont dit viens là et regarde
Surtout tais-toi et reste stable
Je reste muet d’vant l’immuable
Les «oui mais!» les «j’suis plus capable»
Quand nos vies s’transforment en fossiles
Ainsi soit-il

Dites toujours l’alarme de secours
Où est-elle, existe-t-elle

J’étais dans une boîte en miroir
Dans un grand congrès, j’ai pu voir
Des experts plein d’bonnes intentions
Qui eux avaient des solutions
«Y’a trop d’humains sur la planète»
«On sait même plus trop où les mettre»
«Allons, faisons leurs des chenils»
«Ainsi soit-il»

Dites toujours la hache de secours
Où est-elle, existe-t-elle

Si c’est vrai, c’est pas vérifiable
Si c’est simple, c’est pas concevable
Si c’est bon, c’est pas convenable
Et tout ça, c’est pas monnayable
Et ceux qui disent ça ont du pot
Ils changent de couleurs comme de peaux
On suivra toujours ces reptiles
Ainsi soit-il
Dites toujours l’escalier d’secours
Où est-il, existe-t-il
Dites toujours l’escalier d’secours
Où est-il, existe-t-il

Ainsi soit-il, ainsi soit-il
Ainsi soit-il, ainsi soit-il

J’arrive de la planète des singes
Cheeta ma montrée des grimaces
M’a dit fait-les ou bien ramasse
Les débris d’tes remues méninges
Les débris d’tes remues méninges
Les débris d’tes remues méninges

J’arrive de la planète des singes