Laissez-moi revenir sur terre

L’avion va se poser
Je n’reconnais pas
Les lumières de ma ville
Dans la nuit immobile
Prenez-moi dans vos bras
Je reviens de loin
Ne me demandez pas
De quel pays je viens
Devant les douaniers de Mirabel
Je n’me rappelle plus comment j’m’appelle

Laissez-moi rev’nir sur terre
Donnez-moi seulement le temps d’encaisser la chute
Je m’suis envoyée en l’air
Mais j’avais oublié d’ouvrir mon parachute
Laissez-moi rev’nir sur terre
J’ai pris l’habitude de vivre en haute altitude
J’étais sortie prendre l’air
Je me suis laissée porter par le vent du sud

Laissez-moi rev’nir sur terre
(Sur terre, sur terre)
Avez-vous deviné
Par mes cartes postales
Que je vivais là-bas
Une passion tropicale
Laissez-moi oublier
Que je m’suis fait mal
Que j’avais basculé
Dans un monde marginal
La foule dans les rues de Montréal
Me semble étrangère et glaciale

Laissez-moi rev’nir sur terre
Donnez-moi seulement le temps d’encaisser la chute
Je m’suis envoyée en l’air
Mais j’avais oublié d’ouvrir mon parachute
Laissez-moi rev’nir sur terre
J’ai pris l’habitude de vivre en haute altitude
J’étais sortie prendre l’air
Je me suis laissée porter par le vent du sud

Laissez-moi rev’nir sur terre
Laissez-moi rev’nir sur terre
Donnez-moi seulement le temps d’encaisser la chute
Je m’suis envoyée en l’air
Mais j’avais oublié d’ouvrir mon parachute
Laissez-moi rev’nir sur terre
J’ai la tête qui fait encore des tours de manège
J’avais oublié l’hiver
Laissez-moi seulement regarder tomber la neige

(Hmm, ah-ah ah-ah whoa-whoa ouh-ouh-ouh)
(Ah-ah-ah, ouh-ouh, da-da-da-da-da-da)
(Da-da-da-da-da, ba-da, bou-di, bou-doum dou-dou)
(Ah!)
(Di-di-di ba-doum, di-di-di ba-doum, di-di-di ba-doum...)