Nous sommes le feu

Nous sommes le feu qui abîme le temps
Brûlant les jours et les roses du printemps
Nous sommes le bleu du ciel évaporé
Brillant de candeur et de légèreté

Nous sommes la neige qui gèle les pieds
L’oiseau qui chante le ventre affamé
Nous sommes la peur qui nous renversera
Quand notre beauté nous quittera

C’est le sourire des enfants
Et le baiser de l’amant
Qui balaient nos inquiétudes
Et allègent nos solitudes

Je deviendrai la brise et le roseau
Qui aimeront les racines du bouleau
Je détruirai les vestiges du temps
En nourrissant ce brasier qui s’étend

Moi qui traîne mes chaînes
Et me pense meilleure
Mais je suis la défaite
Et j’y trouve l’honneur

C’est le sourire des enfants
Et le baiser de l’amant
Qui balaient nos inquiétudes
Et allègent nos solitudes

Et mon corps qui espère
Se gave de lumière
Qui lui causent bonheur
Qui lui causent bonheur
Ah ah ah, ah ah ah…

C’est le sourire des enfants
Et le baiser de l’amant
Qui balaient nos inquiétudes
Et allègent nos solitudes
Ah ah ah, ah ah ah…