Qu’importe

T’as laissé les mots te répéter
Qu’on pouvait pas y arriver
En se traînant le bout des pieds
Qu’importe

T’as laissé les tas te balayer
Sous le tapis des oubliés
Avant de penser à fermer
La porte
Qu’importe

Tu t’es dépassé sans t’inquiéter
Dans répéter il y a péter
Lorsque ta Cathie t’a quitté
Qu’importe

T’as souri aussi quand t’as saisi
Auprès d’une autre au fond du lit
La fleur osée de la marée
Qu’importe
La sorte

Planté sous la pluie
Sans vouloir y croire
T’as vécu ta vie
Sans réécrire l’histoire

Tu t’es attaché à un pari
Qui s’est perdu dans ton pays
Cocu sans son identity
Qu’importe

T’as désamorcé ton ton aigri
Et t’as repris ton bâton qui
Depuis des lustres avait molli
Qu’importe
Qu’importe

T’as tourné le dos à ces gens-là
Qui te pointaient du bout du doigt
Ventripotents devant leurs a-
mours mortes
T’as trouvé la nuit comme une amie
Dans ses étoiles enseveli
Tes peines d’amour au bord du nid
Qu’importe
La porte

Tu as déboulé
Tu t’es rebâti
Tu t’es dépêché
Tu as ralenti

Planté sous la pluie
Comme la mer à boire
T’as vécu ta vie
Voilà pour la petite histoire

T’as laissé les mots te répéter
Qu’on pouvait pas y arriver
En se traînant le bout des pieds
Qu’importe

T’as trouvé la nuit comme une amie
Dans ses étoiles enseveli
Tes peines d’amour au bord du nid
Qu’importe l’époque

T’as laissé les mots te répéter
Qu’on pouvait pas y arriver
En se traînant le bout des pieds
Qu’importe

T’as trouvé la nuit comme une amie
Dans ses étoiles enseveli
Tes peines d’amour au bord du nid
Qu’importe l’époque
Qu’importe les poques