Petite fille

Petite fille douce
Planète au ciel sans gris
Quand tu approches
Toi qui veux voir le vent des îles
Petite fille de dix-sept ans
La vie paraît pure
Quand tu t’avances
Sans bas dans tes chaussures

Brise à mon âme heure amande
Au fond des yeux portant des cimes
Que j’attendais vertigineuse
Ailées secondes à t’écouter
De belles histoires au ventre chaud
Au sang d’aurores boréales
Et ton départ

Oh qu’il est tôt le thé du départ…

File d’étoiles
Au corps plus que nature
Ta splendeur tient la démesure
Des pavots bleus
Petite fille
Aux jeux d’abîmes
Prise farouche
Tout s’éteint tant tu illumines

Croisant nos sens précieuse amante
En pleine furie à la fenêtre
Jamais je n’ai connu si frêle
Les chants de mai évanouis
Sans amertume
Couleur d’oiseaux d’autres pays
Et ton départ

Oh qu’il est tôt le thé du départ…

Je t’écrirai de temps à autre
Comment j’aurais aimé pouvoir
Rose d’épines
Te dessiner dans mes accroires
Mon combat de moulin à vent
Parfums d’éclats
Je t’écrirai
Rose d’épines de dix-sept ans
Toi qui veux voir Toi qui veux voir
Avant de t’assagir
Le feu des nuits sans idées noires
Toi qui veux voir Toi qui veux voir
Ces paradis perdus
Pour lesquels on dit au revoir

Oh qu’il est tôt le thé du départ…
Petit pays doux pays doux