Ils

Ils ont laissé les crétins
Fournir de faux c’qui faut
De pardonner
Étonnés sur les routes
Ils ont filé d’images
Les plaines d’acier
À nos cerveaux moulés
Qui s’ouvraient pour les coudre
Posé brouillons des mines de rien
Arrachés comme des jambes
Les enfants à leurs mères
Ont violé tant et tant
Qu’ils ne se souviennent plus
Où crèchent ces bâtards
Qui crèvent nos yeux dans les rues
Ils ont triché tordus
De règlements
Cultivant sciemment
Le chiendent chez les tendres
Entre eux se sont élus
Vieille démocratie
De milliards convaincus
De déchets sous la pluie
D’amadouer la méfiance

Ils sont qui ces peu qui
Creusent sans gêne le genre humain
Sont partis de quoi au juste
De leurs mains blanches
Voilant demain
Ils sont qui ces rois qui
Imposent à tort l’heure muselière
Sous le V des nations entières
Osant l’odieux assis

Dressé les clans entre cités
Appris aux pauvres à s’enferrer
Et profiter des masses
D’en élargir la fausse
Vendu deux sous la peau
Les chaînes de l’urbain
En murs et de païens
Prêchant la tolérance
Grandi, doré, formé les uns
Qu’à l’enterrement des autres
Veille le rien ne bouge
Imposants chefs du monde
À se donner la main
Commune plaie à s’étendre
Qui crève nos yeux dans les rues

Ils sont qui ces peu qui
Creusent sans gêne le genre humain
Sont partis de quoi au juste
De leurs mains blanches
Voilant demain
Ils sont qui ces rois qui
Imposent à tort l’heure muselière
Sous le V des nations entières
Au sang des dieux assis
Sont qui ces rois qui
Imposent à tort l’heure muselière
Enlisant des nations entières
D’hommes boulés