Avril et chinois

Je te parle d’avril
Tu me parles chinois
J’en ai connu des filles
Jamais des comme toi

Insolent nid d’amour qui traîne
À l’orée de nos voies
Hors des chantiers de béton blême
Au sommet toi et moi

Tes pieds avaient du style
Moi, je chantais tout bas
Ton regard sur la ville
Le mien sur le chat

Nos matins ne sont plus les mêmes
Mais restent encore nos pas
Tu verras le printemps s’amène
De rose et de lilas

Rien n’était écrit, tout se racontera
Et la chance, quand j’y pense
Elle est bien la nuit
Le train attendra
Je sais que tu es là

Tu t’enivres d’exil
Moi, c’est le mimosa
Aux années difficiles
S’ajoute l’éclat
De tes câlins coulent des chaînes
Que rien ne ternira
C’est le propre de la vie même
De perdre quelques combats

Rien n’était écrit, tout se racontera
Quand j’y pense et j’y pense
Elle est bien la nuit
En parfums d’émoi
Merci au hasard
Merci à toi
Et le chagrin s’en va
Et le train attendra