Léo Major

C’est au printemps 1945
Avec les gars du Régiment de la Chaudière
À cette époque cinquante des nôtres par jour
Perdent la vie bien loin de leurs amours

Zwolle (Pays-Bas) sous le joug des troupes allemandes
50 000 mille âmes, nous espèrent, nous attendent
Avec Willie, mon frère d’armes, mon poteau
Je suis volontaire… allons-y à l’assaut!

Ma guerre n’est pas finie, je la ferai jusqu’au bout
J’ai perdu trop d’amis… Jusqu’au bout

Ferme Van Gerner aux abords du village
On nous prévient -Des boches dans les parages!
Dans la forêt, les balles fusent de partout
Willie est tué, je suis seul, je tiens le coup

J’entre dans la ville, je grenade, je mitraille
Surprend l’ennemi, les Allemands rendent les armes
Fait prisonniers 93 en tout
Au petit matin, la bataille est à nous

Ma guerre n’est pas finie, je la ferai jusqu’au bout
J’ai perdu trop d’amis… Jusqu’au bout

Oyez braves gens, vous êtes libre maintenant
Une poignez d’hommes, de femmes, de résistants
Sortent dans les rues à l’écho de ma voie
Je ne suis plus seul à la vue de leur joie