Ta présence vit à l’intérieur de moi

Quand j’ marche dans les rues de Montréal,
J’ revois ton doux visag’ qui m’accompagn’ .
Ta présenc’ vit à l’intérieur de moi
Quand j’ marche dans les rues de Montréal.

J’ suis née au Carré St-Louis,
Ensuit’ , envoyé à la crèch’ .
Un’ charmant’ dam’ est venue me choisir
Pour vivr’ avec ell’ dans la banlieu nord.

J’y ai grandi. Fait tous les coups…
Ma chèr’ mèr’ m’a toujours aimé!
Cette dam’ , qui s’ est occupée de moi,
A dû me quitter un soir de plein’ lun’ .

J’avais vingt ans quand tu es mort’ ,
J’ai dû quitter notre maison.
J’ pensais souvent à toi, maman.
Où j’allais, j’ me sentais si seul’ .

Quand j’ marche dans les rues de Montréal
J’ revois ton doux visag’ qui m’accompagn’ .
Ta présenc’ vit à l’intérieur de moi
Quand j’ marche dans les rues de Montréal.

J’ dois m’arrêter pour méditer,
Pour aller te prier, Mad’lein’ .
J’ai oublié que tu es enterrée
Là-bas, tout là-haut, sur notre montagn’ .

J’ai oublié ta vie ici.
Ça fait longtemps que tu n’es plus…
J’ vais certain’ment mourir à Montréal,
Espérant reposer à tes côtés…