Amours anciennes

J’ai la nostalgie des amours anciennes
Aux parfums d’été habillés de vous
Vous étiez dimanche au cœur des semaines
Vous étiez dimanche et l’air était doux
Que sont devenues les saisons anciennes
Aux parfums d’été habillés de vous
Le temps est perdu qui est temps de peine
Le temps est perdu qui est loin de vous

À tuer mes jours d’aussi longue absence
Vous dûtes vieillir en tristes atours
Ne reste-t-il pas le soir d’une chance
Ne reste-t-il pas quelque carrefour
Qu’elles étaient folles nos promenades
Au fond des ruisseaux et des océans
Vous rappelez-vous nos mille noyades
Vous rappelez-vous ces lumineux chants

Que sont devenues les amours anciennes
Aux parfums d’été habillés de vous
Le temps est fané qui est mort de peine
Le temps est fané qui est mort de vous
Ce ne sont que jeux, que vaines images
Et je ne sais rien, rien du tout de vous
Ni votre prénom ni votre visage
Et le temps a fui vers on ne sait où