Le plancher qui craque

Le plancher qui craque
Sur ta langue de bois
Tes yeux sont de glace
Comme ceux des enfants soldats

Et tes mots me frappent
Sauvages comme une corrida
Et me remettent à ma place
Au milieu du frimas

Notre histoire andalouse
N’a plus rien de normale
T’es devenue si jalouse
Que je vis dans une cage

Vas-y, crie-moi encore
Les mots qui noircissent ta bouche
Vas-y, crie-les plus fort
Que nos larmes s’étouffent

T’as fait le grand ménage
Autour de mon égo
Toi, t’es le gun, pis moi l’otage
Et j’ai Stockholm dans la peau

Aujourd’hui, je m’évade
De ta vie anthracite
De tous nos discours sales
De ton cœur parasite

Et t’auras beau m’haïr
J’me déteste plus que toi
D’avoir laissé ternir
Mon bonheur en toundra

Et t’auras beau me poursuivre
Non, je ne reviendrai pas
J’ai fini de devenir
Tout c’que je n’voulais pas

J’ai même fait ma valise
Y a la vie qui m’appelle
Toi, t’as l’âme grise
Et moi je l’ai gospel