Arlon

Tu cours, je cours aussi
Comme si des loups pointaient nos vies
Tu tombes, je tombe aussi
Comme si des pièges sous le tapis
Guettaient nos corps affaiblis

Pendant ce temps, la neige est blanche
Les arbres parfois se penchent
Il y a toujours une éclaircie du haut des toits de Paris
Y aura toujours, avant l’aurore
Un réverbère qui s’endort
À la fenêtre de minuit
Arlon veillera encore

Tu cours, je cours aussi
Comme le courant portant nos vies
Tu tombes, je te suis
Par la rivière qui passe ici
Nous filerons sans bruit

Les nuits seront longues, des secondes pendant des heures
Mais l’autre bout du monde est toujours plus beau qu’ailleurs
Les nuits seront longues à marcher dans la noirceur
À l’autre bout du monde, il fait toujours plus beau qu’ailleurs

Les nuits seront longues, des secondes pendant des heures
Mais l’autre bout du monde est toujours plus beau qu’ailleurs
Les nuits seront longues à marcher dans la noirceur
À l’autre bout du monde, il fait toujours plus beau qu’ailleurs

(Ah, ah, ah...)