Chevelures

Dans l’alcôve de nos nuits
Se répand une mer paresseuse
Caresses voluptueuses
Sur nos peaux contrastées
Langoureusement se promène
Des cuisses jusque aux seins

Nos chevelures tant confondues
Que l’on ne sait qui est lui
Qui est-elle
Nos boucles si emmêlées
Emprisonnés l’un à l’autre
Comme dans une toile d’araignée

Nos crinières engluées de sueur et de fièvre
Ton arbre solitaire dans cette forêt vierge
Comme Samson, ta longue parure
Est ta force, ta force singulière
Coupe-la et prive-moi
D’inconnues ivresses autrement