Le septième ciel

En ce mois des morts,
Toi, mon soleil,
Tu m’as choisie.
Ma seule consolation,
Trop courtes, ces neuf années,
À mon avis.

J’t’en ai fait voir
De toutes les couleurs
New-York, Paris...
Tokyo? Non pas!
Mais mon île,
Oui, elle, t’a plu.

T’es parti trop tôt,
Mon beau «salaud»!

Que de jeux, que de marques,
Plein les mains, plein le dos.
Que de rires, que de joies,
Les seules, à part ma musique.
Et encore...

Le cœur crevé, meurtri
Par tes cris déchirants,
Impuissante, te bercer
Jusqu’à ton dernier souffle.

T’es parti trop tôt,
Mon beau «salaud»!

«Tu m’as donné beaucoup d’amour»,
T’ai-je dit...
Et c’est déjà fini.
En souvenir de toi,
Un S.O.S., ta voix,
Effaçant la mienne,
Celle d’une chanteuse.
Un cadeau porte-bonheur.

T’es parti trop tôt,
Mon beau «salaud»!

En blague ai toujours dit:
Avec un homme fin comme toi,
Je serais au Paradis!

Le septième ciel
Se fait attendre...