St-Amable 1913 – De cœur et d’espérance

Au plus fort de l’hiver, sous la neige et le sable
En l’an mille neuf cent treize, s’enracine St-Amable
Dans le rang des 27, une pierre à la fois
Du labeur des ancêtres, une paroisse se déploie

Quelques cents habitants, travaillèrent sans trêve
Dans les bois, dans les champs, firent une ville d’un rêve
L’avenir s’inspirant du courageux passé
De soixante-quinze familles, devenues des milliers

Fiers ces hommes et ces femmes, les McDuff, les Guimond
Les Dalpé, les Williams, les Gemme, les Rosarion

Du théatre au caveau, «Jean qui rit», «Jean qui pleure»
Cinéma «Simoneau», chez «Kéti» tout à l’heure
Et l’orgue de Béatrice, les chants et les violons
Soirs de fêtes tous s’invitent, chez l’oncle Poléon

Fiers ces hommes et ces femmes, les Beauchemins,, les Drapeau
Les Blain, les Sénécal, Lussier et Balasko

Quelques blessures naguères en ces flammes qui la hantent
St-Amable solidaire, prospère, se fait plus grande
Comme aux temps vénérables, des labours, des moissons
Poursuit son idéal, forte de ses ambitions

Fiers ces hommes et ces femmes, Comtois et Charbonneau
Les Côté, les St-Jacques, Cabana et Daviault,
Les Shmouth et les Bénard, Charlebois et Trudeau
Les Beaudry, les Gamache. les Lacoste, les Favreau.

Fiers ces hommes et ces femmes, de cœur et d’espérance
De cœur et d’espérance

Au plus fort de l’hiver, sous la neige et le sable
En l’an mille neuf cent treize, s’enracine St-Amable