Marie-les-ombres

La nuit, Marie-les-ombres luit
Un signe, presque une rumeur, Marie
Funambule qui scintille, loin dans l’immensité

Debout en marge du vent, sa vie
Où tout n’en finit plus, Marie
Un printemps qui vacille, un peu avant l’été

D’Outre-Vie ses mots restent phares, restent fiers
Elle voit finir le monde et renaître les rêves
Que le temps qui l’abrège sans jamais triompher

Bien sûr la cruauté, Marie
Savoir son corps se défaire et puis
Et la peur, la douleur dans un grand cri chuchoté

La nuit, Marie-les-ombres luit
Elle veille et pose dans ses mots, Marie
Une intime vérité, qu’on cherche à protéger
Marie Uguay