Mélodrame collectif

Le débat est ouvert
Une audace cynique
Seulement quatorze ans
Et déjà nostalgique
Du temps où ses parents
Quand ils s’aimaient vraiment
Lui disaient comment faire
Où aller et comment
La vie ne coûtait rien
Elle était un miracle
Maintenant solitaire
À nous deux changements
Une sorte de fierté
De ne plus être positif
D’avoir même décroché
Mélodrame collectif

Plus c’est beau, plus c’est rien
Plus c’est beau
Plus c’est beau, moins c’est bien

Peu importe ce qu’ils disent
On sent comme une panique
Des paroles qui défrisent
Fin de l’enfant magique
Les garçons cachent aux filles
Leurs nouvelles envies
Et leur lancent des bêtises
qui les blessent pour la vie

Peut-être qu’une trace au fond
Chant d’un poète
Ou d’une simple femme à la maison
Lui feront voir le grand ciel bleu
Les chanterelles
Les oiseaux sifflotent et chantent
Mais peut-être pas
Car les écrans font pareil
Et le mènent du bout des doigts