Y’a des matins

Elle était seule à la terrasse
Et moi j’étais assis en face
L’horloge marquait neuf heures moins dix
Était-ce l’instant fatidique

Je faisais semblant de lire le journal
Et mon cœur battait la chamade
Y’avait trois fois que je me tapais
Cette foutue chronique de décès

Y’a des matins où, mine de rien
On trouve la douceur du satin
Y’a des matins, on prend un train
Valise de bonheur à la main

Fallait tout de même jouer de prudence
Ne rien brusquer, savoir s’y prendre
User d’originalité
Pour qu’elle daigne bien me regarder

Je n’avais pas fait les premiers pas
Qu’elle s’est retrouvée près de moi
Du coup mon café est tombé
Sur sa robe fleur d’été

Y’a des matins où, mine de rien
On trouve la douceur du satin
Y’a des matins, on prend un train
Valise de bonheur à la main

C’était une belle matinée
Et même qu’elle m’a pardonné
Depuis on prend nos déjeuners
Sur notre terrasse aménagée

Y’a des matins où, mine de rien
On trouve la douceur du satin
Y’a des matins, on prend un train
Valise de bonheur à la main

Y’a des matins où, mine de rien
On trouve la douceur du satin
Y’a des matins, on prend un train
Valise de bonheur à la main