Plein mon cass

La température drop, drop, autant qu’le moral
De plus en plus l’air blême, drette comme un vieux journal
J’ai les batteries à plat, à plat, hey là ça va mal
J’aimerais ben hiberner ou passer l’hiver en cavale

La baisse de luminosité m’affecte net-frette-sec
Ça fait que je me traîne les pieds j’ai ben d’la misère à me l’ver
J’deviens neurasthénique, j’m’endors à tout bout d’champ
Dès qu’on pogne l’équinoxe, ben j’deviens nonchalant

Pis toutes les belles couleurs, hey j’en ai pas grand chose à cirer
Ben j’suis daltonien, frileux pis magané. Même que là j’ai pu d’cash
J’ai l’compte de banque en glace, quand vient le temps de la pluie
D’novembre, eh ben moé j’en arrache

La température droppe, droppe, autant qu’le moral
De plus en plus l’air blême drette comme un vieux journal
J’arrive pas à me faire au frette même si j’essaye de faire avec
Je rêve de palétuviers, d’eau salée pis du prochain été

C’est pas que j’m’ennuie, c’est pas j’voudrais changer de vie
C’est juste que des fois j’en ai plein mon cass

Jeudi soir ben normal, un décaf au Café Noir
J’glande su’a Principale pis j’essaie d’pas boire
Les gens défilent devant la vitre comme dans un monde imaginaire
Pourquoi j’partirais d’icitte? Anyway, j’ai rien d’autre à faire

Ben oui l’été tire à sa fin, mine de rien l’hiver s’en vient
Le monde a quand même l’air serein; y se soucient pas qu’le froid s’en vient
Mais moi je l’sais par exemple, chaque automne c’est la même affaire
Y’a pu rien qui m’tente, en plus y’a d’moins en moins d’lumière

J’ai les paupières pesantes, mais pas envie d’aller m’coucher
Y’a pas grand chose qui m’enchante, mais quand même j’continue d’chanter
Glander icitte ou dans mon lit pour moi y’a pas trop d’différence
M’en vais rester encore icitte à checker l’monde qui passe

Y’a pu rien qui m’tente, en plus de moins en moins d’lumière
J’ai les paupières pesantes, chaque automne c’est la même affaire
Y’a pu rien qui m’tente, mais pas envie d’aller m’coucher
Y’a pas grand chose qui m’enchante, mais quand même j’continue d’fêter

Je suis le sans-dessein qui jouait du trombone
Je suis l’ours polaire qui dort dans sa tanière
Je suis le bébé tamanoir mangeur de fourmis pour vrai
Je suis le pot d’moutarde oublié dans l’Frigidaire

Je suis Ti-Joe la marde qui s’en r’venait d’l’étable
Je suis le petit crabe qui veut se cacher dans le sable
Je suis le dépressif qui voudrait mourir de rire
Je suis le remote perdu dans les craques du divan

Balafré, parsemé d’éclats de vert-de-gris
Preuves à l’appui que tout le temps mort endort et rabougri
Aviné de l’ennui, à ras bord moé ‘si
Hey quand y neige sur ma tête, t’sais qu’y’a pas juste moi qui l’subis

C’est pas que j’m’ennuie, c’est pas j’voudrais changer de vie
C’est juste que des fois c’est plate en ostie!

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