Dors Caroline

Julia met son blouson noir et va chercher Caroline
C’est le soir sur ces mêmes trottoirs, c’est un hiver à Brooklyn
La voiture passe lentement, quelqu’un flaire une proie
Julia lui donne un peu de bon temps et retourne dans le froid

Caroline ne sort pas ce soir, elle frissonne dans son lit
Il n’y a pas assez dans le tiroir pour sa poudre et son paradis
Elle attend le corps en orage, Julia sa meilleure amie
Qui s’agite dans la rue sauvage, quelque part à coté de la vie

Dors, Caroline, il neige à Brooklyn
Et les enfants perdus ont envahi les rues
D’une ville orpheline, dors, Caroline

Dans la rue, il faut du métier, du sang froid, de l’arrogance
Quand on abandonne le quartier, on voyage en ambulance
Julia remet sa chemise et prend l’argent qu’on lui doit
Et passant tout près d’une église, elle se signe de la croix

Dors, Caroline, il neige à Brooklyn
Et les enfants perdus ont envahi les rues
D’une ville orpheline, tu peux dormir, Caroline

Caroline se fait des tresses comme lorsqu’elle était enfant
Elle se souvient de sa jeunesse, elle n’a pas encore vingt ans
Pas de pitié, pas de rage, pas de rêves inassouvis
Pas de cela dans la zone sauvage, quelque part à côté de la vie

Dors, Caroline, il neige à Brooklyn
Et les enfants perdus ont envahi les rues
D’une ville orpheline, tu peux dormir, Caroline

Wouh ouh-ouh, ouh ouh
Wou ouh-ouh, ouh ouh ouh ouh…

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