Y’a pas de liberté dans la fuite

Au bout d’un demi sommeil agité
Ses mots m’ont fait l’effet d’une douche froide
Quand j’ai ouvert les yeux, tout poqué
Ses mots résonnaient en mon âme malade

Oh, combien de virages ai-je négociés?
Me méfiant du sourire facile, de la chaussée sèche
Sèche comme mes joues depuis bien que trop longtemps
J’ai comblé ce manque de confiance par de l’esquivement
Elle m’a simplement murmuré une innocente vérité:

Peu importe les excuses que tu t’trouveras
Y’a pas de liberté dans la fuite
Peu importe les prétextes que tu t’inventeras
Ta seule prison c’est tes choix

Mes journées se diluaient en soupirs
J’avais du mal à trainer ma conscience tellement j’en sentais le poids
Elle m’a dit:
«Sais-tu comment faire trembler un empire?
Sais-tu comment faire gondoler le bois?
Que même la pierre la plus solide s’érode?
Y’a des choses que seul le temps te dira»

Peu importe les excuses que tu t’trouveras
Y’a pas de liberté dans la fuite
Peu importe les prétextes que tu t’inventeras
Ta seule prison c’est tes choix

Je remercie les accidents
Le manque de courage
D’sentir l’inertie en dedans
Sans ancre et fou de rage
Les hivers ont fait place à d’autres hivers bien plus doux
Les défaites ont enfumé mon trou
Les mots m’échappent, mais, Dieu merci, non pas la vie

Y’a pas de liberté dans la fuite
Ta seule prison, tu sais que c’est toi