Les malheureux

Y a des soirs comme ça
On a peur de la folie
Des fois, on sait qu’il ne faut pas
Se noyer seul dans la nuit
Des soirs, on a peur de tout
Des fois, ça fait mal, l’insomnie
Y a des soirs parmi les loups
Y a des soirs, on s’ennuie

Y a des grands cœurs en cage
Qui rôdent tard les soirs d’orage
Pour aller mendier le soleil
Au fond d’une bouteille

Y a des bons cœurs malades
Avant que les pleurs s’évadent
Qui s’en vont trouver le sommeil
Chez les malheureux qui veillent
Chez les malheureux qui veillent

Y a des soirs de cœurs
Le cœur nous menace
Et même que, des soirs, on pleure
Des larmes de glace
Des soirs, le monde est si grand
On a peur de n’plus savoir
Combien il nous reste de temps
On se dit “il est trop tard"
Y a pas d’heure, yé trop tard

Y a des cœurs gros en cage
Qui rôdent par les soirs d’orage
Pour aller mendier le soleil
Au fond d’une bouteille

Y a des cœurs trop malades
Avant que les pleurs s’évadent
Qui s’en vont trouver le sommeil
Chez les malheureux qui veillent
Chez les malheureux qui veillent

Des soirs on peut haïr aimer
On peut même haïr Dieu
Tellement abandonner
On ferait tout pour être aimer

Y a des grands cœurs en cage
Qui rôdent par les soirs d’orage
Pour aller mendier le soleil
Au fond d’une bouteille

Y a des beaux cœurs malades
Avant que les pleurs s’évadent
Qui s’en vont trouver le sommeil
Chez les malheureux qui veillent
Chez les malheureux qui veillent
Chez les malheureux qui veillent
Chez les malheureux qui veillent
Qui veillent, qui veillent, qui veillent...