Le soleil se couche

Uh, word up, y all
Où sont les vrais rudeboys
Word up, y all
Où sont les vrais rudeboys
Word up, u all
Yo check this, hear this

World is bond, c’est une sombre vérité
Dès qu’j’ai vu ton ombre, t’as quitté
Tu t’écartes de ce monde dès son obscurité
J’t’ai vu communiquer avec tes patnès
À propos qu’malgré la popo, ce soir, ça s’passait
Et après, tu t’acharnais, parlais, t’as trop dealé
Dans la cité au point tel qu’ils avaient l’intention d’t’exiler
Tes idées fictives se suivent l’une après l’autre
“Loc", t’es qu’une joke
T’apparais qu’à la présence de l’aube, yo
Les rues n’ont qu’une théorie, stack the money
Maximiser ses profits sur ceux des crimes commis
Des O.G.’s, des Hoe’s, des beefs, et cetera
Des méga dégâts, quand ça s’passe dehors, tu dors, faka
L’état du globe en phase finale
L’homme de plus en plus animal, rien d’amical, rien d’arbitrable
Bad boy parce que tu fumes du weed, tes army fatigues, non
Bienvenue dans les grandes ligues

Le kob, la drogue, le sexe, les guns
La thérapie d’la rue quand le sun rayonne pas
Toi, si ta vie est faite, t’étonnes pas, c’est comme ça
C’est l’street life, alright si t’es de chez nous, lick one shot

Lorsqu’une femme prend le micro pour parler d’autre chose que de sa sexualité
Mais bien des problèmes d’actualité
Tout l’monde réagit
Toi et moi, c’est l’même combat, mon gars
Alors sur qui tu front, là
Quand moi, j’pourrais t’apprendre c’que c’est la vie
J’ai marché là où tu n’mettras jamais les pieds
Là où le soleil n’s’est pas levé
Où le béton fêlé gèle en plein été
En vérité, tu n’saurais te retrouver à la noirceur des rues
À l’heure où tu as peur de ton propre frère
Car vu l’ardeur des quartiers écartés où on entasse la masse des pauvres
Les pires des hommes parfois se cachent
Car même les plus dociles deviennent des fauves
Ce qui te sauve, c’est qu’au soleil
Tu dis tout savoir, tout connaître
T’as vécu ça, toi
Sois honnête
Tu sommeilles quand ça s’passe, au fait
C’est trop bête, fausse tête, tu serais l’premier à crever
T’as beau parler qu’t’es l’plus fucked up
Qu’est-ce que tu t’ferais malmener
Si j’t’amenais là où j’vis
Qu’est-ce que tu diras c’coup-ci
Espèce de lâche thug, catch props
Biatch, allez à quatre pattes, accroupis
Au sol le gun dans la djole
Agresseur plein d’alcool, tes couilles, tu les as molles
Qu’est-ce que tu vas faire, tu vois
J’en ai ras-le-bol de tes coups d’théâtre
J’ai pas d’respect pour toi, le street, tu connais pas
T’en parles, t’en fais la une, mais j’te vois jamais sous la lune

Rudeboy, lick one shot et si tu sais ce que j’veux dire et si t’es
Du genre qui tire par nécessité, non pas pour être félicité
Le rideau baisse, le soleil s’affaisse, dehors, ça fesse
“Gun shot"
Personne n’a rien vu
Fait du fuck, c’est l’vrai underground
Bienvenue

Les cops, la morgue, garde ton sang froid
Profite du temps qu’t’as avant qu’la vie passe devant toi
La tienne est faite, han, j’m’en étonne pas, c’est comme ça
Car, quand l’soleil se couche, tu t’pousses loin d’ces endroits

The rhyme specialist qui s’bat contre une plaie, le fait qu’j’existe
J’me lève, c’est triste, j’ai vu la merde des frères qui pissent le sang
Pour une paire de Nike Air, des beefs
Ça perce l’iris de voir mes mères qui perdent des fils (la Terre, c’t’une bitch)

Chaque jour, c’est un martyr, dans mon bloc, y a que des fakirs
Escaliers transpirant de l’urine si sombres et sales y all
Si ton ombre est pâle, sors, ici, le monde est hardcore
À l’époque, j’tais pas à l’école, mais dans les années folles de Montréal-Nord
La plupart des thugs qu’j’connais ont tous des enfants, le reste
Retournés en d’dans, car la course à la bourse, c’est tentant
C’est pus l’époque des happy days, c’t’une vie de Far West

J’ai vu des blocs inhabités
Où les types vident les tiroirs-caisses
Des quartiers propres devenir des ghettos
Des HLM servant de réserve et des dépanneurs vendant plus de bière que d’lait
So, j’éduque le gosse qui a pas pigé
La vie de rue, c’t un cul-de-sac, pas une option
Les thugs sont comme des scorpions
Prêts pour les cops qui ont
Jamais leurs guns sur safety
Et plein pouvoir sur n’importe qui
T’es mieux d’avoir tes papiers fuck avant d’être saisi
Donc l’underground, c’t un mode de vie
Où est ce que tu crois que j’prends mon stock de weed?

Cette nuit, qui est-ce qui te dit que ta dame est en robe de nuit
Pendant le week-end, fait trop chaud, tant de bandits flinguent
Et blow yo, quand le système est loco, t’entends des sirènes de popos
Il nous reste juste le rêve de s’perdre à l’américaine
Fais des balades les week-ends avec une paire de nanas mexicaines

Le kob, la drogue, le sex, les guns
La thérapie d’la rue quand le sun rayonne pas
Toi, si ta vie est faite, t’étonnes pas, c’est comme ça
C’est l’street life, alright si t’es d’chez nous, lick one shot

Les cops, la morgue, garde ton sang froid
Profite du temps qu’t’as avant qu’la vie passe devant toi
La tienne est faite, han, j’m’en étonne pas, c’est comme ça
Car, quand l’soleil se couche, tu t’pousses loin d’ces endroits

Sixty-seven
Neg pam yo
South Shore
N-D-G
R-D-P
Everywhere
Montréal-Nord
Neg Pie-9 yo
5-1-4-5-0
Moune Morne...

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