Malade imaginaire

Je commence à vieillir
Mais pourtant encore loin d’être vieux
La salle d’attente est engorgée
La ligne est mince, mais déjà tracée
Cette peur de s’installer
Le condo, la fatigue prolongée
Quand c’est tout ce que j’ai répugné
La route semble sombre derrière moi

Je rentre à l’hôpital

Des shows de fin de semaine
Un emploi qualifié d’endurable
8 milliards de gens seuls
Des yeux vides de nuances
Face aux journaux et factures qui s’empilent sur le coin de la table.

Vais-je envier mes amis plein d’argent
Pouvant manger ce qu’ils veulent, n’importe quand?

Je rentre à l’hôpital

Le seul plan qui prend vie en moi
L’autre bord de la vitre de la van,
À chercher la clarté
N’importe où ailleurs, peu importe le prix à payer
Est-ce que ça en vaut la peine?
Ai-je un problème dans ma tête?
Non ce n’est pas de ma faute, c’est un besoin dans mes veines

Je rentre à l’hôpital

Proche du Malade Imaginaire
Je feins d’être mort, pour sauver ma flamme
Mais la vie est trop courte et trop belle
Pour la regarder, d’un regard mort et puis la perdre

Enfin, hors de l’hôpital.