Fugue de La mineur

Ya tant de texture dans ta voix
D’implicites dans tes mots
Vends tu un produit de soie, ou une pub de resto?

Les filles se font la queue, le son tombe et s’abat; les quilles vides et les principes bafoués, on t’envie comme l’amour, comme modèle, comme une étoile indicible.

Et peu m’importe, les discussions, la froideur vient remettre en cendres mes plus belles convictions..

Nous sommes des bêtes; nous ne valons rien
Sauf, la beauté de tendre la main
On se félicite, enorgueilli de l’être humain
Le tableau est grand
Je t’esquisse, profondément, tapis sous l’angoisse des gens
Quelqu’un d’autre inventera le remède
Si on a choisi de jouer, s’arrêter serait perdre

Encore et toujours des conversations stériles
Encore et toujours des éloges insincères
Encore et toujours des conversations stériles
Encore et toujours, mais je refuse d’admirer

Et peu importe je tourne en rond et tu souris, marié de force à l’industrie

Prête leur le rêve, comme t’as rêvé
J’te critique plus, je t’ai jalousé, pour chaque âme seule, vainement perdue et diluée
Le tableau est grand
Je t’esquisse, profondément, tapis sous l’angoisse des gens
Quelqu’un d’autre inventera le remède
Si on a choisi de jouer, s’arrêter serait perdre

Et l’artiste moderne se meurt de vouloir être ou de ne pouvoir être
Que ce qu’il a été
Je caresse mes mains sales trop bien lavées
Et ton nom sans fuite; la réalité