Transcendance au micro ondes

Je le sais pas où ce que je m’en va,
Un peu partout, mais peut-être pas là.
Mes bottines me mènent par le bout du nez. Je décrisse.
Excusez, mais dans le vent j’entends l’appel de la liberté.

Moé je suis pas pressé de perdre ma vie à la gagner,
De passer mon temps précieux dans le blender du marché.
Qui comprend la vie comme de la viande hachée.
Qui réduit la vie à de la viande hachée.

Y me semble que le temps qu’on a à vivre c’est trop précieux,
Pour qu’on se laisse faire enligner par la logique du fric.
Qui qui a dit que ça prenait de l’argent dans vie Dieu?
Prenez-vous en main pis le temps qui vous appartient.
Faites ce que vous pensez qu’il faut pour préparer demain.

«Mais toé qu’est-ce que tu veux faire dans vie?»
Ben je veux vivre ct’affaire.
Je veux jouir, je le crie. Je veux semer de l’utopie.
Je sais pas où ce que ça mène, mais laissez moé donc faire.

J’ai une tête en papillon,
Un esprit qui veut s’envoler.
Une philo de vagabond,
En chemise à carrés.

Pris entre les aspirations, le devoir critique,
L’exploration des sensations, les souvenirs qui habitent,
Le tiraillement des émotions et l’ivresse de la musique.
Je sais pu où donner de la tête, y’a trop de paroles que je débite.

Je le sais pas où ce que je m’en va,
À part dans tes oreilles. Je me dis qu’il faut ben que j’essaye,
Avec notre musique, de faire un cadran, un déclic,
Un vecteur de rassemblement, de brassage politique qui serait,

Intarissable, infatigable, insatiable, intolérable,
Un – ta – ber –nacle de coup de poing sur la gueule,
À tous ceux qui travaillent à taire la tentation,
De la collectivisation. Faut maintenir la tension.

Moé je le sais pas où ce que je m’en va,
Le petit Jésus dit moé donc ça.

Goûter toutes les couleurs des fleurs.
Respirer un vent qui vient d’ailleurs.
Plonger dans la lune en chaleur.
Habiter ma vie avant que je meure.

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