Tenir

J’avais la tête dans les nuages
Tu avais les deux pieds sur terre
Des milliers d’autres de notre âge
Avaient aussi les yeux ouverts
Nous étions jeunes, nous étions beaux
Nous étions fiers et marginaux
L’avenir ne nous faisait pas peur
Suffisait d’y mettre du coeur

Tenir le coup
Sans jamais fléchir les genoux
Nous désirions par-dessus tout
Devenir maîtres chez nous

Plusieurs obstacles sur notre chemin
Mais nous, nous n’avions peur de rien
Faut c’qu’il faut pour se prendre en main
Tel était notre seul refrain
Et nous marchions la tête haute
Vers ce but qui était le nôtre
Assurer notre survivance
Égalité ou indépendance

Tenir le coup
Sans jamais fléchir les genoux
Nous désirions par-dessus tout
Posséder un pays rien qu’à nous

Nous avons fait tout c’que nous avons pu (ouh ouh)
Nous avons fait même encore un peu plus (ouh ouh)
Nous étions débordants d’espoir
Presque assurés de la victoire
Mais après notre double défaite
Le coeur en deuil, le coeur en miettes
Malgré le poids de notre peine
Nous avons redit “à la prochaine"

Tenir le coup (tenir, tenir, tenir)
Malgré nos blessures et nos pertes (tenir, tenir, tenir)
Garder notre esprit de conquête (tenir, tenir, tenir)
Et refuser de disparaître, tenir, tenir, tenir
Tenir le coup (tenir, tenir, tenir)
Sans jamais fléchir les genoux (tenir, tenir, tenir)
Il nous faudra par-dessus tout
Tenir, tenir, tenir

(Tenir, tenir, tenir)
(Tenir, tenir, tenir)