Tes souvenirs

Rien dans la vie que ces espoirs fiévreux, sanguinolents
Rien ne te restera de moi, ah ah ah
Oui, pour nous deux, j’avais prévu un été sanglant
Orné d’épines, d’aléas

La ville, depuis ton départ, a compté ses heures de gloire
Moi, je m’abîme à t’imaginer, j’hallucine dans le noir
Mais si tes souvenirs sont des royaumes laissés sans roi
Non, ne te souviens pas de moi

Les longs détours que l’on prenait pour aller chez toi
Ont rétréci pas à pas
Jusqu’au beau jour où, traînant du point B au point A
Tu m’as ditrentre chez toi”

La ville s’endimanche d’une tempête blanche
Et dans l’hiver confondant, maladroit
Toi, toute frileuse, tu penses à moi
Mais si tes souvenirs ne sont que les voeux d’une autre foi
Non, ne te souviens pas de moi
(Ah ah ah ah…)

Sous l’étreinte de la ville, tu te recroquevilles
Et pendant que je sillonne le vent
Tu t’abrites dans ta cachette d’enfant
Mais si l’avenir te fait voyager les bras en croix
Non, ne te souviens pas, oublie-moi
Non, ne te souviens pas de moi