Nocturne no 632

Six mois plus tard
Je pense encore
Qu’on aurait pu sauver la bête
Mais tu l’as achevée
Et tu t’es fait un manteau avec sa peau
Moi un chapeau avec sa tête
Depuis elle te pèse sur le dos
Pis moi j’fais peur au monde avec

Depuis le soir où j’ai frappé
Mon Waterloo dans Hochelaga
Les nuages s’empilent dans ma tête
Et je poursuis mon exil à Crémazie
Entre les fantômes de l’ennui
Et les sirènes qui m’attirent
Dans les brumes de la fête

Je devrais aller me coucher
Mais y’a des voix qui m’appellent
Toi qui savais me toucher
Est-ce que tu te rappelles
Quand t’as éteint le ciel?