Chanson pathétique

Dans la ruelle
La nuit m’appelle
Et je réponds par cette chanson pathétique

Et la lumière
De la chandelle
Sur le mur de brique
A quelque chose de soviétique

Je plante l’aiguille
Dans le vinyle
Et pour m’étourdir je fixe le tourne-disque
Et la musique est comme la ruelle
Plus je suis triste
Plus je la trouve belle

Alléluia, les heures qu’on saoule
Les soirs perdus
Les lèvres fendues
Le désir au bout des doigts

Le stéréo
Crache des mots sur mon visage
Et des images sur ma peau

Et les violons
Me tournent autour
Comme des vautours
Dans le désert de mon salon

Je monte le son
Jusqu’aux étoiles
Et les décibels
Martèlent mon coeur de chacal

J’sais pas si c’est normal
Mais quand ça fait mal
Ça m’fait du bien

Alléluia, les heures qu’on saoule
Les soirs perdus
Les lèvres fendues
Le désir au bout des doigts