Théo l’Orphelin

Quand j’étais gamin
Je perdis mon père et ma mère
Théo l’Orphelin
Ainsi m’appelaient les voisins
Plus tard je devins
Comme on dit: un homme à tout faire
C’était mon destin
C’était écrit dans mes deux mains
Quand le coeur est pris
L’univers n’est plus qu’un visage
Le jour le plus gris
Prend les couleurs d’un paradis
Mais il faut si peu
Pour que tout ne soit qu’un mirage
Les lèvres, les yeux
Ne sont plus que des mots d’adieu
Quand on travaille
On oublie le mal des jours
Quand on voyage
On oublie le mal d’amour
Quand j’ai tout quitté
Mon village était un village
Hiver comme été
Trois cents habitants bien comptés
Je savais par coeur
Les rues, les maisons, les visages
Les bruits, les couleurs
Je suis parti comme un voleur
J’arrive à rebours
Rêvant de revoir Marie-France
Et que nos amours
Renaîtraient avec mon retour
Mais j’ai devant moi
Toute une ville qui s’avance
Des murs et des toits
Qui n’ont plus rien de villageois
Quand on travaille
On oublie le mal des jours
Quand on voyage
On oublie le mal d’amour
Fier de mon voilier
Je débarquais en capitaine
À tant travailler
J’ai fini par me débrouiller
J’allais me mouiller
Dans la Petite-Anse-aux-Baleines
Il fallait payer!
Le coeur tout désappareillé
Demain je repars
Toujours passager de l’absence
Voir si le hasard
Me fait arriver quelque part
Seul de mon chagrin
Et pour mesurer le silence
Ce pauvre refrain
Celui de Théo l’Orphelin
Quand on travaille
On oublie le mal des jours
Quand on voyage
On oublie le mal d’amour

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