Descendus au chantier

Descendus au chantier, trente hommes sans métier
Descendus au chantier, descendus pour bûcher
L’hiver. Calvaire. La misère noire
Loin de nos femmes. À deux pas des flammes de l’enfer

Descendus au chantier s’engager comme bétail
Soixante jours de travail. Trente hommes prêts à se renier
Le boss des bécosses nous tient par les gosses
Loin de l’amour, la tête dans la porte du four de l’enfer

Descendus au chantier. Y’a pus de job en ville
Descendus au chantier, trente esclaves serviles
Je m’adresse au grand Satan: Je connais la légende d’antan
Celle du fameux canot volant. Tire-nous d’icitte au plus coupant!
Je veux voler dans le firmament, revoir ne serait-ce qu’un instant
Les yeux de ma femme et de mes enfants
Satan, Satan est-ce que tu m’entends?

Descendus au chantier. Trente hommes à genoux pour une poignée de sous
Descendus pour se damner. Les lits trop durs, les nuits de parjures
Loin du foyer pour payer le loyer d’un séjour en enfer

Descendus au chantier pour se faire exploiter
Trente hommes résignés qui marchent dos courbé
Satan, Satan est-ce que tu m’entends?
Je donnerais mes vingt ans et pis mon âme en garantie
Si pour la nuit tu nous sors d’ici!
Le grand Satan est apparu
Notre prière a été entendue!
Mais il nous a tous informé que les temps avaient bien changés

Descendus au chantier. Trente hommes déjà damnés
Descendus pour brûler. Descendus pour l’Éternité

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