Marcher tout seul la nuit sur une route de campagne

Marcher tout seul la nuit sur une route de campagne
Rayon de lune blanche comme seul fil d’Ariane
Sentir monter ce chant du monde qu’enfin la nuit dénoue
Ce chien qui pleure au loin de ne pas être un loup

Marcher tout seul la nuit sur une route de campagne
Et chanter à mi-voix pour que la peur s’éloigne
Laisser traîner ses bottes dans la gravelle épaisse
Avant que de ses pas l’aube n’efface la trace
Puis chanter à tue-tête, en frissonner d’audace
Oser maudire le ciel pour le temps qui passe
Qui passe
Et puis cracher par terre
Et puis soudain se taire
Et puis soudain se taire sous l’aurore boréale
N’être qu’une petite flamme dans la nuit cathédrale
Laisser monter jusqu’aux étoiles son âme légère
Avant que de ses pas ne retombe la poussière

Marcher tout seul la nuit sur une route de campagne
Marcher tout seul la nuit

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