À toutes les fois

À toutes les fois qu’a vient pour faire son tour
À toutes les fois qu’a vient scèner dans l’bout
La face te tombe à terre, tu t’intéresses au fond d’ton verre
On peut t’parler, tu nous écoutes pus pantoute
Tu la r’gardes aller d’une table à l’autre

À toutes les fois qu’a vient pis a vient souvent
Tu vieillis de dix ans en la r’gardant
Faire des yeux le tour de la salle pour se trouver quelqu’un à soir
Comme a t’avait trouvé y’a un an d’ça
Pis qu’a t’avait gardé pour deux ou trois mois

Dans’ vie t’avais jamais perdu la face
Mais là t’as fini par te trouver quelqu’un pour te niaiser
Mais là t’as fini par te trouver quelqu’un de plus tough que toé
Quelqu’un pour te laisser tomber

Ça fait pas vingt minutes qu’est arrivée
Que tu d’mandes l’heure qu’il est pis tu dis qu’y est tard
Tu dis que tu travailles demain, que tu t’lèves au petit matin
Pis tu trouves qu’c’est donc rendu platte icitte
De toute façon, y’a pus grand-chose qui t’excite

Tu sors dans la rue, y’est onze heures moins quart
Tu sais pus où aller, quoi faire de ton corps
Tu sais que tu travailles demain, que tu t’lèves au petit matin
Mais ça te prend jusqu’à trois heures pour t’endormir
Pour te convaincre que tout est mieux d’même

Dans’ vie t’avais jamais perdu la face
Mais là t’as fini par te trouver quelqu’un pour te niaiser
Mais là t’as fini par te trouver quelqu’un de plus tough que toé
Quelqu’un pour te laisser tomber

Dans’ vie t’avais jamais perdu la face
Mais là t’as fini par te trouver quelqu’un pour te niaiser
Mais là t’as fini par te trouver quelqu’un de plus tough que toé
Mais a l’a peut-être exagéré
Mais a l’a peut-être exagéré

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