La datcha

Faisant du temps de cent mille heures
L’auto toujours dans les vapeurs
Jaunissant son beau collet blanc
Le cou trempé dans la sueur
Évitant toutes les colères
En attendant le Nouvel An
On se réchauffera cet hiver
Se disait-il en pensant
Merci pour la datcha
Évidemment qu’il tient la route
Même épuisé il s’en rajoute
En fixant son taux le meilleur
On calcule maintenant son bonheur
Je ne suis pas ce que tu vois
Répétait-il à son amour
Comment veux-tu que je te croie
Lui disait-elle en pensant
Merci pour la datcha
Regrettant des milliers de fleurs
Et des tonnes de souvenirs
Toujours envie d’aller ailleurs
Et de ne jamais revenir
Le malheureux ne se voit plus très bien
Sa solitude il en prend soin
Pris entre l’idée du bonheur
Et celle de se repentir
Ne sait plus comment la laideur
S’est emparée de son sourire
Et même si rien ne changera
Le malheureux continue à se dire
Merci pour la datcha

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