Le dernier souffle

Il a le sang d’un poète
C’est le sang de mon père
Dans mon corps coule et ne s’arrête
Avec lequel il me faut faire

Quelle horreur de m’y reconnaître
Dans mes yeux par ses yeux me touche
Je m’y refuse mais c’est à cet être
Que je ressemble depuis mon premier souffle

Rien ne me remplit plus que le silence
Rien, mon cœur n’est aussi doux
Que de rêver le monde en son absence
Dans son tout de tout mon soûl

Ça ne fait pas mal juste un peu drôle
Tenir mon père que sa peau soit douce
Ça fait léger sur les épaules
Que de prendre, de prendre son dernier souffle

Aussi je me demande où et quand
J’ai levé l’ancre sans le savoir
De ce bateau me retenant
À ce monde absent de victoire

Je sais que toi t’es en tout bien
Que t’es heureuse en général
Je sais que tout ne donne rien
Et que de te perdre me fera mal

Alors regarde dans mes yeux regarde dans mes yeux
Regarde combien les mots je les dits tous
Ces mêmes mots qui pour nous deux
S’entendent comme, tout comme un dernier souffle

Tout comme un dernier souffle

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