À l’aube

Je lirai sur des lèvres insoumises
Ce que me réserve l’avenir
Un jour d’automne, de grisaille
Je prierai pour que toutes mes failles
Fleurissent et deviennent des ravins
Je veux mourir tous les matins

À l’aube
J’écouterai les fauves
Je partagerai leur langue secrète
Je laisserai des marques rouges et mauves
Sur toutes sortes de peaux parfaites

Je serai fidèle qu’au vertige
Qui habite des corps qui figent
Quand ma mangue fait son chemin
De nuque jusqu’à chute de reins
Frôlant la voûte du ciel j’aimerai
Comme seul un homme libre peut aimer

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