La fin des temps

Quand je me suis levé ce matin-là
Je ne sais pas vraiment pourquoi
Mais j’ai senti que tout n’était pas tout-à-fait
à la normale

D’abord le flash, la lumière
La surexposition de l’éclairage
On ne distinguait presque plus
L’expression des visages

Ha! Serait-ce la fin, la fin des temps
Ha! Ça non je ne croirais pas monsieur
Me dit-elle en souriant

Un raz-de-marée argenté
Un million de mammifères brillants
Venus en amis mais surtout paraît-il
Venus en amants

Ayant pour réflexe ultime
De s’accoupler à tout vent sans détour
Pour accélérer la venue tardive de l’amour

Ha! Serait-ce la fin, la fin du monde
Ha! Ça non je ne croirais pas monsieur
Me dit-elle dans la pénombre
Ha! Ça non je ne croirais pas monsieur
Me dit-elle à l’ombre

Si je me suis levé ce matin-là
C’est bien parce que l’on frappait à ma porte
J’ai cru au début que c’était des phares,
Que c’était des spots.
Mais en plissant davantage les yeux
J’ai aperçu dans le faisceau
Une forme humaine
Se diriger droit vers mon lit d’eau

Ha! Serait-ce la fin, la fin des temps
Ha! Ça non je ne croirais pas monsieur
Me dit-elle en souriant
Ha! Ça non je ne croirais pas monsieur
Me dit-elle entre les dents

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