Priapée la p’tite vite

Elle m’aime car je me commets comme un gamin
Gamète chevauche le temps comète
Mets tes culottes quand tu baisses tes culottes
S’cuse la, j’te déculotte, j’sais ch’us culotté
J’t’un sans-culotte et j’te parle sans capote
Capote pas ma botte secrète
C’est ma verve turgescente, dure, gorgée d’sang
J’sens l’urgence d’une purge purpurine purée de prunes
Ça fleure les agrumes, mon verbe canneberge converge vers ton verger
J’ai d’l’air fort mais dans mon fort j’sais pus où ch’us
J’ai jamais su mais chut! une chose ch’u sûr
Quand je vais vers toi j’verdoie
Comme Priape priant pris en flagrant délice
En guise de prémisse à la défloraison de ton jardin des délices
Flairant ta fragrance, j’acte avec jactance des oraisons éjaculatoires
Où le lyrisme me fait entrevoir les horizons de ma déraison péremptoire
En caractère virilique, je franchis ton Rubicon au seuil critique
J’entre cambré en ton antre
et j’entraperçois un concentré d’éternité, j’éternue une nuée d’abeilles
Si je r’garde le soleil de trop près
Comme Alice et Lewis au pays des groseilles
J’entends des Christmas Carol j’ris car j’me sens comme Icare,
C’est bizarre j’entends comme mon père qui m’crie garde
Oups! Y’ est trop tard la cire vermeille me coule le long des ailes
J’appelle, j’épelle, j’pèle tous les maudits mots dits à mon secours
Y’a pas d’recours j’cours à mon tour, à ma perte
Me tue, me perpétue dans l’pertuis d’la perpétuité
Effaré par l’effroyable pérennité de l’éphémère
Dire qu’on cherche l’effet bœuf alors que tout tient dans un oeuf
Là j’ai une volée d’oies blanches
Qui veut s’envoler en V du bout de mon Cap aux oies
Mes hanches flanchent, mon cœur clenche, j’sens qu’j’pus étanche,
J’immigre en giclant comme j’acte avec jactance

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